Le Pruneau Roi

Publié le 24 Août 2007




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L'accordéoniste du Foular de Bilonébo, août 2007



Le soleil a déchiré la grisaille vers midi et le bleu a grignoté les nuages, petit à petit, sans se presser. Il était temps parce que moi de toute cette flotte j'en avais marre. Déjà hier j'avais dû rentrer fissa à cause d'un nuage qui avait crevé sur ma tête juste au moment où je franchissais les arcades de la Place Lafayette. Du coup, je n'avais rien vu des animations de la première édition du "Pruneau Roi" à peine avais-je entraperçu la calèche tirée par un gros cheval de trait où tressautaient des touristes à la mine morose.


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Bernard Lebrun et .... je ne sais pas, août 2007


            J'ai fait ni une ni deux, j'ai enfourché ma bicyclette et j'ai pédalé comme une dératée jusqu'au cœur de la bastide où devait se dérouler "un concours de création de plats à base de pruneaux" sous la présidence de Maïté et avec la participation des chefs de quelques grands restaurants locaux. J'ai vu des cuisiniers émus et tremblants soumettre aux exigeantes papilles des chefs leurs créations amoureusement concoctées, j'ai vu leurs yeux s'embuer d'émotion sous les compliments et les mimiques de satisfaction des juges.

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Une création à base de  pruneau, août 2007


        Je ne sais pas qui a gagné car entre temps le groupe folklorique "Lou foular de Bilonébo" venait de s'installer et un grand gaillard avisant mon appareil photo m'a demandé "Vous pourriez me dire quel est le costume que porte ce groupe ?". J'ai répondu qu'il s'agissait du costume traditionnel villeneuvois. "Vous voulez dire que c'est ce que portaient les gens de ce village avant ?". Je lui ai gentiment glissé que "le village" en question comptait plus de vingt cinq mille âmes ce à quoi il a répondu qu'il était de Paris alors vous comprenez…. Ensuite il a ajouté qu'il avait cru que c'était un groupe breton…. Je me suis bien gardée de lui dire que lorsque j'étais enfant j'avais voulu intégrer le groupe. Mes parents pas, je n'ai jamais su pourquoi. Beaucoup de mes copines de classe en faisaient partie et je leur enviais ce joli costume et la débauche de dentelles que laissait deviner la jupe. Il n'y a plus de petite fille au "foular de Bilonébo" ni même de jeunes-gens. J'ignore pourquoi, ça m'a fait de la peine. Un des danseurs s'est approché de moi et m'a proposé gentiment "Si vous voulez, on va tous se mettre ensemble vous nous aurez tous sur la photo parce que après on va danser alors ça sera plus difficile". Je l'ai remercié et je lui ai dit que non, que j'allais me débrouiller. "Vous les voudrez les photos au fait ai-je ajouté?". Il a couru me chercher leur carte avec toutes leurs coordonnées qu'il m'a fièrement tendue. J'espère qu'ils seront contents des photos. J'espère qu'ils n'ont pas cru que j'étais un grand photographe…


Rédigé par khassiopée

Publié dans #Nouvelles du Ciel

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L
J'aime pas les pruneaux :-)<br /> Ton parisien, c'était une caricature, ils sont pas tous comme ça. Hein dis moi qu'ils sont pas tous comme ça :-)<br /> <br /> PS : tu es un(e) grand(e) photographe
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Y
elles sont belles tes photos... ça donne envie de goûter ;-)
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K
Il paraît que c'était très bon, c'est le plat qui a gagné.
B
J'aime bien le portrait de l'accordéoniste
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C
N'empêche, la pâtisserie dégoulinante de pruneau qu'on admire sur tes photos, et ben, j'en ferais bien mon dessert ! Sluuurp !
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C
Bonne journée ensoleillée !<br /> Tiens, je vais aller me baigner...<br /> Big bisou
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K
Toute façon, même en Zara on est très mimi ! on se console comme on peut ! je file à ce soir
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C
J'ai bien peur qu'une carte bleue ne soit guère d'utilité à Lady Béatrice. C'est la Platinium qu'il lui faut !<br /> Un jour que je lui demandais conseil quant aux boutiques fréquentables de notre bonne ville rose, elle eut la bonté de me lâcher un nom... Quelques semaines plus tard, je me suis faufilée jusqu'à la dite boutique comme un novice se rendant à sa première réunion franc maçonne. Quel ne fut pas mon étonnement lorsque je vis qu'il me fallait sonner et attendre qu'on daigne m'ouvrir la porte du lieu sacré avant de pouvoir fouler l'épaisse moquette de la boutique (mais peut-on là, dire "boutique" ?... Banque ?). Une fois entrée (et oui, on m'a laissé entrer !), j'ai fureté de ci de là, jetant des coups d'oeil effarés à une créature liftée et maquillée comme un carré d'as que le maître des lieux couvait de compliments tous plus faux les uns que les autres, et ... j'ai regardé les prix !! Et je suis sortie, les mains vides, le compte en banque sauf, et le moral au plus bas.<br /> <br /> Il m'a ensuite fallu dévaliser ma librairie préférée pour à peine parvenir à me consoler.<br /> Je n'en suis toujours pas remise.
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C
En jouant au rugby contre vos équipes du Sud Ouest, nous du Sud Est on s'en distribuait des pruneaux !<br /> Ils tombaient comme des torgnoles !<br /> Le goût que j'en garde n'est pas très sucré.
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C
ah bon, pourquoi ?<br /> Surtout les pruneaux, sacro sainte gourmandise
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C
Demande à Béa !
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K
Avec une bonne carte bleue je peux être redoutable aïe ! aïe !
K
Il faut que je m'achète des fringues neuves pour l'occasion .....
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C
ça y est !! Tu vois, ça commence ! Bien sûr qu'ils t'ont prise pour un grande photographe !! Prépare toi à la notoriété !
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F
Intéressant reportage! Je me demandais pourquoi Maïté était en guest-star... Je suppose que personne n'a goûté les créations à base de pruneaux... Tes photos sont très belles!!
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K
Personne n'a goûté à part le jury, je ne sais pas ce que sont devenus les plats exposés en double car après je me suis occupé du "Foular de Bilonébo"