Patricia Parry et le chocolat
Publié le 7 Octobre 2007
Patricia Parry, Salon du Chocolat
Valence d'Agen, octobre 2007
Assister un auteur de polars noirs lors d'un Salon du chocolat, n'est pas une sinécure. Ça n'a l'air de rien comme ça mais déjà, on vous dit qu'une tenue noire est de rigueur. Je n'ai rien contre, pour l'auteur de polars, mais pour moi, c'est impossible : en noir, j'ai l'air d'une veuve corse. Je n'ai donc pas transigé et me suis donc contentée de laisser dépasser au fond de mon jean's velours Bérénice la pointe noire de mes bottes neuves" plus sexy tu meurs ! ".
Si ce n'est que ça allez vous me dire, la belle affaire ! Mais attention, soutenir l'auteur exige un à-propos hors pair et il faut être capable à tout moment d'anticiper le pire, car le pire peut arriver, parfois dissimulé sous les traits d'une innocente vieille dame. "Au secours Monsieur le Scribe (tout de noir vêtu aussi, décidemment je fais tache moi derrière les piles de polars avec mon chemisier vert amande), la dame elle fait rien qu'à embêter l'auteur". Monsieur le Scribe a le remède à toutes les situations, même les plus délicates, et au moment où j'envisage de jeter l'importune dans la fontaine de chocolat il lui tend une panière pleine de douceurs chocolatées. Le chocolat c'est bon pour le moral, tout le monde sait ça, enfin… presque !
Pendant ce temps, l'auteur imperturbable continue à irradier les lieux d'un sourire dévastateur. Les gens se pressent, des femmes surtout, s'interrogent : "Sont-ils dignes de lire le dernier roman de Patricia Parry ?". Patricia signe, commente sans jamais se départir de ce merveilleux sourire aussi délicieux qu'un carré de chocolat… noir bien sûr.
Khassiopée, tu es sûre qu'il est à ce point là le sourire de Patricia ? Je savais bien que vous ne me croiriez pas alors, assister un auteur de polars noirs c'est aussi immortaliser l'instant….
Alors, vous en reprendrez bien un petit peu de ce sourire non ?