La route du thé
Publié le 27 Avril 2008
Normandie
Coucher de soleil depuis les falaises de Sainte Adresse
26 avril 2008
Coucher de soleil depuis les falaises de Sainte Adresse
26 avril 2008
On s'est assis tous les trois sur le canapé vert. Moi au milieu entre les deux garçons, Jerry à ma gauche, Michel à ma droite. Lao Tseu n'a pas tardé à nous rejoindre mais il n'y avait plus de place pour elle alors Jerry l'a installée sur ses genoux et le documentaire sur la route du thé en Himalaya a commencé. Je me suis plongée dans les images superbes et j'ai oublié le train de dix-sept heures pour Paris. Par la fenêtre je voyais par moments le ciel bleu et les fleurs roses du cerisier du Japon et dans la pièce j'entendais le bruit des baisers que Jerry répandait sur la tête de Lao Tseu. C'était bon cette tendresse partout autour de nous.
Quand le documentaire s'est achevé, j'ai regardé Michel jeter ses affaires à la hâte dans sa valise. Je n'ai pas osé lui dire qu'un membre du jury du festival Jules Verne du film d'aventures devrait peut-être prendre une cravate ou un truc comme ça. Mais de toute façon j'étais certaine qu'il n'y avait pas une seule cravate qui vaille dans la jolie maison en briquettes roses alors je me suis tue. Jerry et Lao Tseu à qui j'avais promis une autre balade sur les falaises d'Etretat s'impatientaient autour de nous et j'ai jugé qu'il ne fallait pas les faire attendre et puis, ça m'arrangeait, les trains de dix-sept heures pour Paris ce n'est pas ma tasse de thé. Jerry et Lao Tseu ont filé hors du bureau en sautant partout. Il n'y a plus eu que nous deux dans la pièce alors, il a ouvert ses bras et les a refermés autour de moi. Sur ma peau, sa joue fraîchement rasée était infiniment douce.
Je suis sortie sans me retourner. Dehors, le chien et l'enfant dansaient dans la lumière.
Quand le documentaire s'est achevé, j'ai regardé Michel jeter ses affaires à la hâte dans sa valise. Je n'ai pas osé lui dire qu'un membre du jury du festival Jules Verne du film d'aventures devrait peut-être prendre une cravate ou un truc comme ça. Mais de toute façon j'étais certaine qu'il n'y avait pas une seule cravate qui vaille dans la jolie maison en briquettes roses alors je me suis tue. Jerry et Lao Tseu à qui j'avais promis une autre balade sur les falaises d'Etretat s'impatientaient autour de nous et j'ai jugé qu'il ne fallait pas les faire attendre et puis, ça m'arrangeait, les trains de dix-sept heures pour Paris ce n'est pas ma tasse de thé. Jerry et Lao Tseu ont filé hors du bureau en sautant partout. Il n'y a plus eu que nous deux dans la pièce alors, il a ouvert ses bras et les a refermés autour de moi. Sur ma peau, sa joue fraîchement rasée était infiniment douce.
Je suis sortie sans me retourner. Dehors, le chien et l'enfant dansaient dans la lumière.