Rêve de Paris
Publié le 16 Septembre 2006

J'ai fait un drôle de rêve il y a quelques jours. Vous allez me dire, les rêves sont toujours un peu drôles. Je me trouvais à Paris sur un pont, peut-être celui des Arts. Il faut dire que ce aurait pu être aussi bien celui des Soupirs mais je ne le connais pas, je ne suis jamais allée à Venise. Les quelques photos que j'ai pu en voir ne m'ont pas permis de bien comprendre cette obstination des amoureux à vouloir s'y embrasser dessous : il est assez moche vous ne trouvez pas ? Il me semble que Venise recèle des endroits un peu plus romantiques. Mais enfin, je ne peux pas savoir, je ne suis jamais allée à Venise. Je m'éloigne, je vous parlais de ce rêve et de ce pont de Paris sur lequel je me trouvais. Parce que c'était bien Paris, ça c'est sûr. Paris j'y suis allée plein de fois, alors vous savez, je ne peux pas me tromper. C'est une belle ville Paris. J'y ai passé de nombreuses vacances et en ai arpenté les moindres recoins. Il y a longtemps maintenant, oui, longtemps.
J'étais seule sur ce pont et je regardais défiler un paysage de façades colorées. Ce spectacle suscitait en moi une émotion fébrile, un bonheur inexpliqué qui me transportait l'âme jusqu'au bord des larmes. Et dans ce rêve bizarre je disais "Que c'est beau Paris ! Que c'est beau !" et je me sentais si heureuse, si heureuse.
"Khassiopée, tu as pris quelque chose ?". Oh ! je ne vous vois pas, mais je sens bien vos regards affligés derrière vos écrans. Pour qui me prenez-vous ? Vous croyez que j'ignore que les façades de Paris sont tout sauf colorées et qu'elles ne défilent le long des ponts de la Seine que dans l'imagination débridée d'une provinciale égarée ? Et si moi il me plait qu'il en soit ainsi ? De toute façon je vous avais dit que c'était un drôle de rêve.
N'empêche que sur ce bonheur entrevu mais que je n'ai pu retenir depuis, je m'interroge : comment peut-on avoir été aussi comblée par une illusion ?