Convalescence
Publié le 28 Janvier 2007

Ce n'est pas grand-chose la grippe. Quelques jours de repos, du sirop… "Vous verrez, ça ira mieux". Alors, on ne va pas se plaindre parce que, la grippe, on n'en meurt pas.
Quatre jours déjà que je suis clouée dans mon lit mais, je vous rassure, je ne suis pas morte. La fièvre ne dépasse plus les 38°. Du coup, je n'ai pas trop profité de la neige, enfin un peu quand même, par la fenêtre de ma chambre, et sur le Pont l'autre soir, mais, je ne sais pas si ça compte vraiment.
C'est curieux, il est neuf heures (du matin ! du-ma-tin!) : qu'est-ce que je fous comme ça devant mon PC à une heure pareille ? Ce n'est pas habituel, jamais je ne fais ça d'habitude. Je n'ai pas encore ouvert les volets. Je n'ai envie de rien.
Ailleurs, je ne sais pas trop ce qui se passe.
J'ai appelé Alain pour lui dire que j'étais malade et que je lui faisais passer mon arrêt de travail pour le bahut.
Il m'a parlé de la DGH et qu'on allait perdre beaucoup d'heures, voire un poste à la rentrée. Il était en colère. Il a raison mais, moi je m'en fous de la DGH en ce moment. De toute façon, je ne comprenais pas tout très bien. J'avais la tête qui tournait et envie de vomir.
Pour tout vous dire, j'avais plutôt envie de mots apaisants à mon oreille, d'une main amie et fraîche sur mon front moite. Je me suis souvenu qu'Alain est un adepte des "bons moments à deux" mais qu'il considère toute démarche altruiste comme un sacrifice, c'est tout au moins ce qu'il affirme. Je n'avais donc rien à attendre de ce côté-là. Je me suis aussi souvenu de ses épanchements lacrymaux répétés dans mon cou quand sa jeune maîtresse de vingt-cinq ans sa cadette en avait eu assez de ne partager que les "fameux bons moments" et l'avait renvoyé aux bons soins de son épouse légitime.
Neuf heures quarante, déjà ! Les volets sont toujours fermés et il y a de grandes chances qu'ils le restent si je ne les ouvre pas. Je dois avoir un bout de pain qui traîne pour midi.
Non, ce n'est vraiment pas grand-chose la grippe….