"En mai fait ce qu'il te plaît"
Publié le 3 Mai 2007

L'adage populaire (un adage d'ailleurs, n'est-il pas toujours "populaire" ou "vieil" ?) "En mai fait ce qui te plaît" m'avait, en d'autres temps, inspiré un article fort espiègle sur les caprices de la météo et les aléas du jardinage (ou le contraire, je ne sais plus trop, j'ai la mémoire qui flanche). Pour répondre à certaine, qui s'inquiète de la pluviosité ambiante qui règne sur la Ville Rose je dirai que je ne saurais être tenue pour responsable des phénomènes locaux qui affectent Midi-Pyrénées car j'ai déjà assez de soucis avec les événements qui frappent l'Aquitaine depuis quelques jours.
Il y a un peu plus d'un mois déjà, un vent particulièrement chaud et turbulent s'est mis à souffler suivant un axe qui correspond peu ou prou au cours de Garonne (celle-là même qui coule à Toulouse et à Agen !), soulevant moulte poussière et une grosse tôle qui est retombée sur l'avant-toit de ma terrasse laissant un trou béant et assez inesthétique. J'en ai été fort marrie et j'ai pesté avec force contre tous les vents en général et en particulier contre celui d'Autan car depuis, quand il pleuvait dehors, il pleuvait aussi sur ma terrasse.
Avant de poursuivre, je dois vous expliquer qu'elle est couverte par des plaques de polycarbonate alvéolé translucide (du plastique si vous préférez!) aussi fines et cassantes que du verre et qu'il fallait, pour remplacer celle qui était endommagée, grimper dessus, la dévisser mettre la neuve en place et la revisser. Les trois hommes valides de mon entourage avaient décrété que ce n'était rien à faire et qu'il fallait juste y faire monter la personne la plus légère de la maison. J'ai eu un bref instant d'espoir en regardant Lao Tseu (qui ne pèse que cinq kilos) mais j'ai senti les regards masculins lorgner avec intérêt ma svelte personne.
Vous n'allez pas me croire, mais hier, je l'ai fait. Ne me demandez pas comment, c'est compliqué et peu palpitant. Du coup, ça m'a filé une pêche d'enfer et j'ai décidé de rempoter toutes les fleurs que je venais d'acheter (géraniums, pétunias et compagnie). Il s'est mis à pleuvoir alors que je venais de mettre dans un superbe pot bleu deux fringantes gueules de loup. Il en fallait plus que ça pour venir à bout de mon enthousiasme débridé. J'ai chargé ma japonaise blanche de toutes les horreurs que enfant n° 2 et 3 devaient aller porter à la déchetterie depuis des lustres et qui encombraient un coin du jardin. Après, j'ai fait les courses pour la fin de la semaine et j'ai même trouvé le temps de jeter un œil sur les copies des Bac Pro. Je me suis dit que je finirais le jardinage aujourd'hui.
Il a fait beau jusqu'à cinq heures…. Génial non ? Je venais juste de mettre mes gants en plastique. Après ? je ne sais pas… je crois qu'on appelle ça un orage de grêle… Alors vous comprenez la météo sur Toulouse …..