Fantômette et Khassiopée vont au Musée
Publié le 25 Novembre 2007

Ingres, Musée de Montauban
"Roger délivrant Angélique"
Aujourd'hui, Fantômette et Mrs K avaient décidé de se la jouer "Dimanche culturel au Musée Ingres à Montauban". Le ciel était gris moyen clair quand elles y entrèrent. Fantômette s'enquit poliment auprès du monsieur qui vendait les billets s'il y avait un sens à respecter pour la visite. "Commencez plutôt par le dernier sous-sol" répondit-il. Obéissantes, Fantômette et Mrs K se laissèrent donc avaler par les entrailles de la grosse bâtisse. L'escalier glacial débouchait sur une ancienne salle d'arme baignée d'une lumière rosée, belle à couper le souffle sous sa croisée d'ogives, qui abrite en plus d'une collection lapidaire, un authentique banc de question et divers instruments métalliques qui les firent un instant douter.
- "Dis-moi, murmura Mrs K à sa comparse, c'est quoi ce truc avec des chaînes partout ? et celui-là avec les crochets ?.
- Ben… heu… c'est évident… c'est… c'est …. Ben voilà c'est une balance, c'est écrit là s'esclaffa-t-elle triomphante. Tu pensais à quoi ?
Le froid les décida à entamer une remontée vers des températures plus clémentes pendant laquelle Mrs K entreprit de démontrer à Fantômette que "Quand même cette salle prêtait à confusion et que non elle n'avait pas l'esprit dévoyé par des interprétations scabreuses". Au premier sous-sol elles découvrirent un four à pain et firent peur à une petite-fille en manteau rose. Elles virent aussi les clés de la ville de Montauban ; beaucoup de vaisselles et de vases d'apothicaire ; des trucs et des machins ; une exposition de photos un peu hermétique où il leur sembla toutefois vaguement reconnaître quelques symboles phalliques. Elles parvinrent enfin au premier étage entièrement consacré à l'œuvre d'Ingres. C'est dans une salle étrangement bleutée, à l'ambiance douce et feutrée qu'elles purent apprécier avec bonheur, gloussant comme de sales gamines des dessins par centaines, très érotiques et très beaux où le peintre exalte la sensualité féminine et le saphisme tendre. Dans cette même salle, elles purent aussi admirer le fameux violon, une couronne de laurier en or et un tableau très laid intitulé "Roger délivrant Angélique".
Elles terminèrent leur visite par l'achat de quelques cartes postales mais il ne restait plus de temps pour boire le thé du gros thermos de Fantômette et c'était bien dommage. Dehors le ciel était maintenant gris très foncé et crachait une vilaine petite pluie froide mais ça leur était bien égal.
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