Le festin de Geoffrey

Publié le 27 Décembre 2007


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Le Petit Geoffrey et Lao Tseu en pleins préparatifs


            Les choses sérieuses avaient commencé la veille. Tout d'abord, de manière insidieuse, un cul de poule inconnu fit son apparition sur un coin de l'évier. Dans son placard, le petit cul de poule en plastique orange au design très branché eut un hoquet d'indignation à l'idée que l'on puisse lui préférer cet intrus en inox abominablement passe-partout. Il se laissa tomber de son étagère et roula jusqu'au milieu de la cuisine par la porte entrouverte. Lao Tseu ouvrit un œil paresseux, contempla le récipient répandu sur le carrelage et décida finalement d'ignorer l'incident.

Un peu plus tard, le Petit Geoffrey en grande tenue fit son entrée dans la cuisine. D'un geste qui n'admettait aucune réplique il ordonna au cul de poule orange de regagner sa place et d'arrêter toutes ses simagrées. Lao Tseu que ce soudain remue-ménage avait tirée de sa sieste vint s'installer au bout du banc pour ne pas perdre une miette des opérations. Bientôt la grande table monastère fut envahie d'ustensiles en tout genre, d'ingrédients divers et parfumés et la pression du Petit Geoffrey monta d'un cran. Un grand couteau fut appelé en renfort et se mit à tailler des juliennes de légumes avec une précision assassine, une tête de poisson vola, un crabe tomba dans le gros faitout bleu, puis un autre et encore un autre. Lao Tseu n'en pouvait mais : les vapeurs de la sauce américaine noyaient sa truffe de senteurs exquises et ses yeux se mouillèrent de larmes d'émotion quand on lui promit qu'elle aurait le droit d'y goûter un peu, un tout petit peu.

Deux douzaines d'œufs furent alors convoqués sur le champ ainsi que le cul de poule orange qui ne put s'empêcher de décocher un regard haineux à son rival dans lequel une génoise blonde et mousseuse montait doucement sous les coups de fouet généreux que lui appliquait le Petit Geoffrey en sifflotant. "Lao Tseu ne lèche pas la table", gronda-t-il. mais la chienne philosophe n'en avait cure et léchait à qui mieux-mieux, humait les fumets et frôla l'extase à la vue d'une pièce de bœuf aussi grosse qu'elle.

Vers vingt-et-une heures, la cuisine retrouva un semblant de calme et d'ordre. Les deux culs de poule séchaient dans l'évier l'un sur l'autre mais personne dans la maison ne put dire ce qui se passa ensuite.

Vers onze le lendemain matin, Lao Tseu retrouva sa place sur le banc et les deux culs de poule (qui baillaient à s'en décrocher la mâchoire…), sur la table. Le Petit Geoffrey mit un point final à la bûche en chocolat en lui plantant deux petits bonhommes en chocolat blanc. Dans l'évier les couteaux jouaient aux Trois Mousquetaires et la Maryse offrait aux regards concupiscents ses flancs dégoulinants de crème pâtissière au chocolat. Le Petit Geoffrey dut hausser le ton pour rétablir le calme et tout en surveillant les deux culs de poule qui se frottaient lascivement l'un contre l'autre il commença à dresser une jolie série de petites meringues sur une plaque qu'il enfourna dans la foulée.

A dix-neuf heures, une huître particulièrement vorace mordit férocement le majeur gauche du Petit Geoffrey. Il fallut quatre personnes pour en venir à bout. L'animal enfin maîtrisé fut extirpé sans ménagement de sa coquille et dévoré illico par le père de la victime. La fin fut digne d'une grand symphonie, les papilles s'ouvrirent, les bouches s'arrondirent, il y eut des "oh" et des "ah", Lao Tseu perdit même la tête et engloutit derechef une partie de la barde des tournedos  que le Petit Geoffrey était en train de  préparer. Le Père Noël profita du tohu- bohu général pour déposer les cadeaux au pied du sapin et s'esquiver discrètement. Lao Tseu vaguement nauséeuse affirma avoir fait un tour dans le chariot au-dessus du toit de la maison ce que confirmèrent les deux culs de poule un brin éméchés que le Petit Geoffrey avait posés sur le rebord de la fenêtre. Il n'y eut personne  pour les croire car tout le monde sait bien que le Père Noël n'utilise plus de rennes depuis belle lurette.

Le vingt-cinq décembre, à deux heures du matin toute la maisonnée s'assoupit tranquillement alors que du rebord de la fenêtre montaient des "oh" et des "ah" étouffés auxquels plus personne ne prêtait attention.

 

Rédigé par khassiopée

Publié dans #Les Contes de la Luciole (écrits divers)

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N
un mot juste un mais répété à l'infini si je pouvais merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci mercimmeirciimeivicmirmeicmirmiemimcieirmicmixfemimfi iceifamxijomdiqsjmogifqsdmlknvmlxqsdihgomihqvlkncwxlvn
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F
Morena, dis y pour le vitriol des Tontons...
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K
C'est encore un extraits des Tontons ? Crotte zut, faut que je le revoie
K
Du jus de Betterave avec le fwa gras ? brrrr !
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F
On a beau dire, ya pas que d'la pom'<br /> ça serait pas d'la betterave, des fois ?
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M
kikabu ?<br /> Que d'la pomme.
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F
Au fait, kikamangé les bonhommes de neige en chocolat blanc ?
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K
Moi un, l'autre je sais pas
F
Jamais bu de Château Yquem. Je ne sais pas ce qu'est le Coutet. Quelle misère, et que de choses à découvrir !! Mais raisonnablement, hein ? Passeque je tiens quand même à dire à Môssieur Geoffrey qu'il reste dans le frigo les bouteilles entamées mais pas finies de Tariquet et de Sancerre. Y a même les 2/3 d'un Muscadet qui a servi au beurre blanc (c'était pour le St Pierre, le beurre blanc). C'est dire si je suis raisonnable et si j'ai le choix pour ce soir ! <br /> (pssst ! elles sont drôlement belles, tes meringues)
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K
Il est reparti bosserMail pour toi dans ta boite Lui non plus il n'a jamais bu de Yquem ni de Coutet il ne boit jamais d'alcool contrairement à sa mère !
G
et aujourd'hui vous allez boire quoi madame fantômette(château yquem?coutet?)il parait que ce sont des valeurs sures.mais en fait j en sais rien je ne bois pas de vin contrairement au gens qui viennent sur se blog....
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F
Pour un cyber apéro, c'est pas compliqué. Il faut que les convives aient tous msn (ben oui, on discute quand même, on ne fait pas que picoler et manger des Pringles). Partant de là, tout est possible. Et si on ne connait pas tout le monde, c'est pas grave du tout. Hier, par exemple, j'ai papoté avec une Nathalie de Courbevoie cyber sympa... Voualà. On dit : "RDV le tant à telle heure devant un verre". Et hop ! 'Videmment que ce serait mieux en vrai, mais quand même, c'est bien.
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K
Vi mais Geoffrey il a répondu hier soir et avant hier, hier, c'était hier soir... Tu suis ?<br /> Pour le Sancerre c'est moi qui ai cafté<br /> J'aurais bien participé au cyber apéro mais j'sais pas comment on fait... et puis je connaissais personne.<br /> Bisous ma Bibiche
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F
@ Geoffrey : dis donc, Vous, où diable ai-je donc parlé de Sancerre ici ? Le Sancerre, c'était avant hier (l'en reste), hier c'était Tariquet. Et finalement, tout le monde s'est retrouvé pour le cyber apéro. Nous avons pu trinquer ensemble bien que séparés par le Massif Central, les Pays de Loire ou... l'Atlantique ! Je conseille le procédé, c'est vraiment très sympa.
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E
ça m a l air bien bon tout cela<br /> bonne soirée
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G
c'est peut être le sancerre!!!
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F
Ah oui, quand même... <br /> Je ne sais pas pourquoi, mais je me sens un peu barbouillée...
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K
deux buches, de la crème pâtissière, de la crème anglaise et les meringues !
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F
Dis donc, je suis en train de relire ton post à la lumière d'un verre de Tariquet (j'avais RDV pour un cyber apéro mais je me suis fait poser un lapin, c'est malin). Deux douzaines d'oeufs !!! Mais il a fait quoi avec ça, Geoffrey ?
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M
Pas trouvé sur radioblog, je t'appelerai et te la chanterai au téléphone, tu vas voir, ça va être bien. En plus elle peut se chanter à deux voix, et donc après, on réserve le Zénith de Toulouse et on va se lâcher sur scène.<br /> Hips.
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F
L'an prochain, je veux réveillonner chez toi !
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K
ça marche ma Bibiche
B
Cette histoire de cul...de poule me met en émoi; il n'y a vraiment que chez toi qu'il se passe des choses aussi incroyable ou bien c'est l'art de la narration qui nous rend crédules ?<br /> <br /> Morena a bu non ?
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K
Il se passe des choses bizarres partout où je suis, tiens, même sur les chemins de traverse !Morena ? non, elle est comme d'habitude pourquoi ?
M
MI MADRE ME CASÓ<br /> <br /> Mi madre me casó, (bis)<br /> chiquita y bonita, yayayay,<br /> chiquita y bonita.<br /> <br /> Con un buen muchacho, (bis),<br /> que yo no lo quería, yayayay,<br /> que yo no lo quería.<br /> <br /> La noche de novio, (bis),<br /> entraba y salía, yayayay<br /> entraba y salía.<br /> <br /> Me fui tras de él, (bis)<br /> a ver donde iba, yayayay,<br /> a ver donde iba.<br /> <br /> Y lo vi de entrar, (bis),<br /> en casa "la quería", yayayay,<br /> en casa "la quería".<br /> <br /> Por la puerta falsa, (bis)<br /> de la sacristía, yayayay,<br /> de la sacristía.<br /> <br /> Me fui "pá" mi casa, (bis),<br /> triste y "afligía", yayayay<br /> triste y "afligía".<br /> <br /> Et celle-là ???
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K
Pues.... no ! a ver si la encuentras en radioblog !
M
hum! que ce recit et ces photos sont appetissants.
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K
 tu trouves toi aussi ?
M
Pero mira como beben los peces en el rio, pero mira como beben por ver a Dios nacido ; beben y beben y vuelven a beber, los peces en el rio, por ver a Dios nacer.<br /> <br /> Monton de besitos guapa.
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K
Muy bien guapa !
P
Ah, la la! Félicitations au petit Geoffrey! La maman du petit Geoffrey doit être hyper fière!
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K
Je dois dire que je sens mon ego maternel assez à bloc !
Y
sans mentir... une vraie féérie de Noël... Bravo et encore, je ne sais plus que dire devant cette belle écriture... Bisous
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K
Merci Yza
L
de très bonnes fêtes de fin d'année pour toi khassiopée !!!<br /> <br /> bisou !!!
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K
A toi ausi Louly