Et ta soeur !
Publié le 6 Août 2007
Ce matin, un de mes amis me faisait remarquer que mon blog, où il vient se balader régulièrement, ressemblait ces derniers jours à un rassemblement de "tartineuses" de confitures en tout genre.
- "Vous allez pouvoir monter une "consoeurie" railla-t-il goguenard, tenté soit que le substantif "consoeurie" existe bien dans notre belle langue française !
En plus de mon addiction pour le golf et la confiture, je suis à l'occasion "farfouineuse" de dictionnaire. Je m'empressai donc de chercher le fameux substantif dans le volume "Chas-Ench" du Grand Robert qui siège comme il se doit dans ma bibliothèque. Je chaussai mes lunettes de proximité flambant neuves (dont le prix exorbitant de la monture a causé des dommages irréversibles à mon budget prévisionnel mais ma presbytie ne saurait tolérer la moindre faute de goût) et m'hasardai jusqu'à la page 481 où je trouvai entre "consistorialement" et "consol" le mot "consoeur" mais, de "consoeurie", mes sœurs, point !
"Consoeurie" était donc une forme barbare mais le pire restait encore à venir. Je lus quand même la définition proposée dans l'article et je crus tout d'abord qu'il s'agissait d'une blague de Monsieur Robert ou d'Alain Rey, une facétie d'intellectuel désoeuvré qui un beau matin de 1er avril n'avait pas trouvé mieux que de pondre qu'une "consoeur" est…. "Une femme membre d'une confrérie" !!!
Mes sœurs, le temps de la rébellion a sonné : au diable l'Académie, le Littré et tous les grands Robert je décide donc ce jour, six août de l'an de grâce deux mille sept, que nous formons "la grande consoeurie des mangeuses de confiture" et que, de ce fait, le mot "consoeurie" n'est plus un barbarisme mais un néologisme et que toute personne qui prétendra le contraire, surtout si elle est de sexe masculin, sera condamnée à être jetée dans une marmite de confiture d'abricots parfumés à la lavande en ébullition (sauf Len qui fait partie de la consoeurie, j'ai dit !)
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